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Le Diabète une maladie silencieuse 14/11/2014

Le diabète est un trouble métabolique très fréquent et il représente l'un des principaux facteurs de risque de maladie cardio-vasculaire. Compte tenu de son caractère souvent silencieux, il est essentiel de le dépister le plus tôt possible, puis de le prendre en charge afin de réduire le risque de complications.


Le diabète est un trouble du métabolisme du glucose qui se traduit par une élévation permanente du taux de sucre dans le sang, ou glycémie. Le diagnostic de diabète est confirmé lorsque la glycémie à jeun est > 1,26 g/l lors de deux dosages répétés à quelques semaines d'intervalle. Le diabète est la conséquence de deux grands mécanismes : une production insuffisante d'insuline, hormone fabriquée par le pancréas et dont le rôle est d'abaisser la glycémie et/ou une incapacité des cellules de l'organisme à utiliser cette insuline.


> Deux formes de diabète


Selon les mécanismes en cause, on distingue deux formes de diabète :


Le diabète de type 1, qui était auparavant appelé diabète insulinodépendant, résulte de la destruction de cellules du pancréas, les cellules bêta, qui sont responsables de la production d'insuline. Parmi les facteurs impliqués dans le développement de ce diabète : la génétique et une réaction auto-immune, l'organisme détruisant ses propres cellules. Le diabète de type 1 se déclare plutôt chez des adolescents et les jeunes adultes et concerne environ 10 % des diabétiques.


Le diabète de type 2, autrefois dénommé diabète non insulinodépendant ou diabète gras, résulte d'une résistance progressive de l'organisme aux effets de l'insuline, suivie à plus ou moins long terme d'une destruction progressive des cellules bêta du pancréas. Il est beaucoup plus fréquent que le diabète de type 1 (90 % des cas) et apparaît plus tard au cours de la vie, le plus souvent après l'âge de 40 ans.


> Une véritable explosion des cas de diabète de type 2


Le développement du diabète de type 2 est fortement lié au surpoids et à l'obésité et plus globalement au mode de vie « occidental », qui associe une alimentation trop riche en sucres et en graisses et un manque d'exercice physique. Le nombre de cas de diabète n'a cessé de croître depuis une vingtaine d'années, parallèlement à l'augmentation du surpoids et de l'obésité, mais aussi de l'allongement de l'espérance de vie. Certains parlent même d'épidémie : dans le monde, environ deux cents millions de personnes sont atteintes de diabète. Après l'Amérique du Nord et l'Europe, l'augmentation des cas de diabète gagne peu à peu l'Asie et l'Afrique. Aujourd'hui, en France, on estime que 3,3 % de la population est traitée pour un diabète, ce qui représente environ 2 millions de personnes en plus des 500 000 diabétiques qui s'ignorent.


> Les signes qui doivent alerter


Le diabète, surtout celui de type 2, est une maladie volontiers silencieuse, diagnostiquée par la mesure de la glycémie qu'il est conseillé de contrôler régulièrement, notamment tous les trois ans à partir de l'âge de 45 ans. Mais le diabète peut, et c'est très souvent le cas pour le diabète de type 1, être à l'origine de symptômes : envies fréquentes d'uriner (obligeant par exemple à se lever la nuit), soif intense, perte de poids, mauvaise cicatrisation, infections répétées de la peau et des muqueuses, en particulier des mycoses et des furoncles, fatigue. Des malaises hypoglycémiques (insuffisance de sucre dans le sang) peuvent aussi être observés en raison de la mauvaise régulation du métabolisme des glucides chez les sujets diabétiques. Ces signes doivent attirer l'attention et il est conseillé d'en parler à son pharmacien et/ou à son médecin. Parfois, le diabète est révélé par des complications : troubles visuels, troubles neurologiques à type de fourmillements, troubles de l'érection, pathologie cardiaque (angine de poitrine, infarctus du myocarde), coma.


> Des complications multiples


Les hyperglycémies répétées et prolongées provoquent une altération des vaisseaux et des nerfs ainsi qu'une augmentation du risque infectieux qui ont des répercussions sur de nombreux organes. Il est donc particulièrement important de dépister un diabète le plus tôt possible afin de le traiter et de prévenir ces complications.


1-  En raison de l'atteinte des gros vaisseaux, ou macroangiopathie,

le diabète favorise le développement d'une athérosclérose (épaississement des artères) à l'origine :


• au niveau des coronaires (artères qui irriguent le coeur), d'angine de poitrine et d'infarctus du myocarde ;
• au niveau cérébral, d'accident vasculaire cérébral avec des répercussions neurologiques variables.


2- L'atteinte des petits vaisseaux, ou microangiopathie, touche préférentiellement :


• les yeux, et plus précisément les petits vaisseaux capillaires de la rétine, qui est alors mal irriguée et sujette à des hémorragies.  La rétinopathie diabétique est, en France, la première cause de cécité avant l'âge de 50 ans ;
• les reins, dont la capacité de filtration diminue progressivement. La néphropathie diabétique est la première cause d'insuffisance rénale dans notre pays.


3- L'atteinte des nerfs périphériques aboutit à la neuropathie diabétique qui touche surtout les membres inférieurs, sujets à des crampes, à des fourmillements et à des troubles de la sensibilité.


> L'augmentation du risque infectieux chez le diabétique doit conduire à respecter une hygiène rigoureuse au niveau de :


• la bouche avec un contrôle régulier des dents et des gencives ;
• la peau (risque de mycose) et à surveiller toute lésion cutanée qui pourrait s'infecter;
• des pieds. Une surveillance particulièredoit être apportée aux pieds du diabétique.


En effet, l'atteinte des nerfs, des vaisseaux, la macération dans des chaussures trop serrées favorisent les infections et risquent de provoquer des lésions à type d'ulcères dont la cicatrisation est extrêmement longue et difficile. Toute plaie à ce niveau doit être signalée au médecin.


> Le traitement du diabète par insuline


Le traitement du diabète de type 1 et, maintenant aussi, de certains cas de diabète de type 2, repose sur les injections d'insuline, qui viennent remplacer l'insuline normalement produite par le pancréas. Il est important d'adapter la dose d'insuline au niveau de glycémie car un excès d'insuline risque d'induire une hypoglycémie. Pour cela, les patients sous insuline doivent surveiller leur glycémie à l'aide d'un appareil (lecteur de glycémie) qui mesure le taux de glucose dans une goutte de sang prélevée au bout du doigt avec un stylo autopiqueur. C'est ce que l'on appelle l'autosurveillance glycémique.


> Alimentation équilibrée et activité physique régulière


Dans le diabète de type 1, des règles diététiques strictes, adaptées au mode de vie de chaque patient, sont associées à l'insuline toute la vie durant. Dans le diabète de type 2, la prise en charge commence par la mise en place de règles hygiéno-diététiques, qui sont dans la majorité des cas, proposées seules pendant deux ou trois mois. L'objectif est de retrouver une bonne hygiène de vie et de perdre quelques kilos. Cela permet, dans un certain nombre de cas, de réduire suffisamment la glycémie pour éviter tout traitement médicamenteux. Le régime alimentaire doit être rééquilibré, avec notamment la suppression des sucres rapides et l'éviction du grignotage Une activité physique doit être pratiquée plusieurs fois par semaine : elle améliore l'équilibre glycémique et favorise la perte de poids. Attention, activité physique ne veut pas dire pratique intensive d'un sport, surtout si l'on a mené une vie plutôt sédentaire depuis plusieurs années. Il s'agit plutôt de bouger : marche rapide, vélo, natation, mais aussi faire le ménage ou du jardinage.  Et au quotidien, courir avec son chien, monter les escaliers au lieu de prendre l'ascenseur, descendre un arrêt de bus avant…


> Des médicaments antidiabétiques par voie orale


Les règles hygiénodiététiques ne suffisent pas toujours à bien contrôler la glycémie et un traitement médicamenteux s'impose alors. Il existe plusieurs familles d'antidiabétiques et le choix de l'une ou l'autre dépend du profil de chacun. L'objectif du traitement est de normaliser durablement la glycémie afin de prévenir les complications micro- et macrovasculaires. Pour avoir un bon reflet de la glycémie sur plusieurs semaines, un paramètre appelé l'HbA1c, ou hémoglobine glyquée, est dosé dans le sang tous les trois mois. L'HbA1c doit être inférieure à 6,5 %. Pour atteindre ce résultat, un seul médicament peut suffire au début en plus des règles hygiénodiététiques. Cependant, le diabète est une maladie évolutive qui nécessite souvent un traitement de plus en plus intense au fil des années. Il faut alors associer un, éventuellement deux autres antidiabétiques oraux, voire à terme de l'insuline.


Les conseils d'une diététicienne Anne-Sophie Allavoine, Paris.


Huit fois sur dix, le diabète de type 2 concerne des sujets en surpoids. L'objectif est donc de rééquilibrer le mode d'alimentation pour maîtriser l'apport calorique et engendrer une perte de poids. Quelques kilos en moins permettent non seulement de diminuer la glycémie, mais aussi de réduire la pression artérielle et, par là même, le risque cardio-vasculaire global.


S'il s'agit de retrouver une répartition équilibrée entre les glucides (de 50 à 55% de l'apport énergétique total), les lipides (35 %) et les protides (14 %), il faut éviter les interdits, source de frustration et donc d'échec sur le long terme. L'alimentation doit rester un plaisir et un moment de convivialité. Il faut par ailleurs prendre le temps de manger, autour de la table, lentement, pour une durée de 15 à 20 minutes au minimum, ce qui permet d'être plus rapidement rassasié et de mieux réguler les quantités ingérées.


Les conseils diffèrent bien sûr selon chaque personne, mais un meilleur équilibre alimentaire passe parfois par une revalorisation des différents repas, voire la réintroduction d'un repas chez certains.


• Certes, la consommation de sucres rapides (index glycémique élevé) doit être limitée, mais il n'est pas interdit de manger à l'occasion (1 fois/semaine) un bonbon ou une pâtisserie, à condition que cela soit en fin de repas et non pas en milieu d'après-midi pour éviter un pic glycémique. Il est important aussi de tenir compte de l'index glycémique des aliments.


• De même, toutes les matières grasses ne sont pas à supprimer, mais à contrôler
en privilégiant les « bonnes graisses » (globalement les graisses végétales par rapport aux graisses animales). Quant à l'apport en protéines, il est préférable de consommer poissons et viandes blanches, mais ne pas exclure totalement la viande rouge pour sa richesse en fer.


• L'alcool peut également être consommé, avec modération, en milieu de repas, mais il est à éviter à jeun, en apéritif car il augmente le risque d'hypoglycémie.


• Enfin, l'équilibre alimentaire passe aussi par une bonne qualité de sommeil : bien
dormir réduit la sensation de faim, voire même la glycémie.


Auteur : DR ISABELLE HOPPENOT

avecl'aimable autorisation de la Revue Pharma Référence




Michel  Chauvet
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